Migratory Life


2 Commentaires

Amoureuse

13566009_10210070933157967_683417891_n

Je me sens bien dans ses bras forts et rassurants. Il est tellement simple de s’endormir lorsqu’il me tient contre lui. Nous pouvons rester des heures ainsi, enlacés. Dans ce grand lit comfortable, le monde et ses soucis semblent bien loin. C’est comme si il n’ y avait que nous deux sur Terre.

J’aime plonger mon regard dans ses beaux yeux, me laisser fondre dans ce mélange de bleu, de gris et de vert. Parfois, il me semble apercevoir l’océan et d’autre fois, un ciel d’été. Je peux y lire le sentiment de fascination et d’affection que nous éprouvons l’un pour l’autre. De temps en temps, c’est de la tristesse que j’y trouve. Alors je prends sa main dans la mienne et je la serre: « je comprends, t’en fais pas, je suis là ».

Avec lui, tout se transforme en aventure. C’est parce qu’il est blagueur dans l’âme et que j’ai l’imagination d’un enfant. Montréal, est notre cours de récréation. Main dans la main, nous déambulons sur le Vieux Port. Nous disons bonjour aux canards et bonjour aux mouettes. Nous inventons des histoires rocambolesques et nous dansons avec notre coeur. Et lorsque les feux d’artifices colorent la nuit, nous nous émerveillons ensemble.

 

 

Publicités


Poster un commentaire

Pourquoi Je Cours

Je rentre d’un petit jogging sous la pluie. J’ai couru jusqu’au cimetière. Je reviens chez moi le corps couvert de sueur et les cheveux trempés, mais la tête bien aérée.

Au lycée, je courais six à sept fois par semaine parce que je faisais partie de l’équipe de course à pied. Aujourd’hui, je ne cours pas autant, mais je me réserve 3 à 5 jours par semaine pour parcourir des kilomètres avec mes chaussures de course.

Je cours pour rester en forme et garder ma ligne, mais aussi pour ne pas me sentir coupable lorsque je dévore tout mon garde manger 😛 , je cours pour m’entrainer (semi-marathon en septembre) mais aussi pour m’amuser, je cours seule ou avec des amis, je cours tôt le matin lorsque le jour commence et que tout est frais et nouveau ou tard le soir lorsque le monde devient mystérieux et que tout se transforme en une aventure. Je sprinte de courtes distances ou je savoure de nombreux kilomètres. Je cours pour frimer mais je cours aussi pour rester modeste (on ne fait pas trop la maline lorsqu’on doit courir jusqu’au sommet d’une colline). Mais surtout, je cours pour me sentir forte.

Courir est un acte simple, mais courir n’est pas un acte facile. Pour courir il suffit de coordonner ses bras et ses jambes. En théorie, ce n’est pas très compliqué. En pratique c’est plus difficile: il faut avancer. Avancer fait mal.

Lorsque je cours, ce sont jambes qui se contractent, me poussent contre le sol et me propulsent de l’avant. Ce sont mes bras qui me donnent de la vitesse et de l’équilibre, mes poumons qui m’alimentent en oxygène et mon coeur qui pompe avec énergie du sang à mes muscles en pleine action. Parfois, je m’essouffle. D’autre fois, je me déshydrate. Pourtant, je continue. J’ignore l’inconfort dans mon corps je me concentre sur la sensation de liberté, l’objectif que je me suis fixé et sur la prouesse qu’accomplit mon corps.

 


Poster un commentaire

Une Vie (Extra)ordinaire

Nous sommes tous nés avec des rêves. Enfant, nous regardions le ciel par la fenêtre et nous nous imaginions en train de voler et de toucher les nuages. Nous croyions au Père Noël, aux fées et aux dragons. Puis, un jour nous nous sommes réveillés de cette reverie et c’est la réalité qui nous a accueillie dans le monde. Tout d’à coup les options semblaient plus limitées et la vie un peu moins colorée. Les rêves sont soudain devenus plus lointains, moins probables. Merci à la société, aux gens qui nous entourent, « au vrai monde ». Pourtant quelque part au plus profond de nous le rêve est resté en vie.

Lire la suite


Poster un commentaire

18 « Premières-Fois » à 18 ans

Dans un peu moins d’un mois (le 6 septembre), je vais avoir dix-neuf ans (plus qu’un an avant la vingtaine 😮 ). Evidemment, je pense à tout ce qui m’est arrivé cette année et je constate que ce fut un an de « premières fois » 🙂 !

18 ans

Parc du Mont-Royal avec des amis pour mes dix-huit ans (7 septembre 2014).

  1. Je suis partie de chez mes parents pour aller vivre à Montréal (enfin plus précisément à Saint-Anne-de-Bellevue).
  2. J’ai complété ma première année d’université.
  3. J’ai survécu à mon premier hiver au Québec.
  4. J’ai gouté à la poutine: frites au fromage fondu et à la sauce brune (miam !).
  5. J’ai dû prendre l’habitude de faire mes propres courses.
  6. J’ai ouvert un compte en banque.
  7. Il a fallu que je cuisine tous les jours pour me nourrir.
  8. J’ai appris à  gérer mes finances.
  9. J’ai pris mes premiers rendez-vous (de médecin, de kiné …) toute seule.
  10. J’ai appris à faire du patin à glace.
  11. Je suis allée dans un bar pour la première fois. Eh oui jusqu’à présent, je vivais aux Etats-Unis où c’est illégal de boire de l’alcool lorsqu’on a moins de 21 ans.
  12. J’ai « escaladé » le Mont-Royal pour la première fois un soir d’octobre avec mes cousins (en visite à Montréal).
  13. J’ai pas mal voyagé par moi-même (bus, métro, taxi, car, avion). Je me suis déplacée dans Montréal. Je suis allée en vacances chez mon oncle (ville de Québec). Et je suis rentrée chez moi à Noel et pour les vacances d’été.
  14. J’ai appris à dépecer un poulet (merci à une amie « cuisinière » 😉 ).
  15. J’ai lavé mes propres vêtements (dimanche = journée lessive(s) 😛 ).
  16. J’ai eu mon permis.
  17. Je me suis faite ma première vraie bande de potes.
  18. Je suis devenue Américaine.


2 Commentaires

l’Air Frais de la Montagne

En juillet, je suis allée au Colorado pour des vacances en famille. Plus précisément, nous avons séjourné à « Estes Park », une petite ville touristique près du magnifique Parc National des Rocheuses. Voici quelques photos:

rmnp 4

Lily Lake

« L’odeur des pins et des fleurs sauvages l’accueillit lorsqu’elle sortit enfin de la voiture après un long voyage. Ici, l’air était frais et dénué d’humidité. Autour d’elle s’étendait une foret de sapins et de bouleaux argentés. Un ruisseau transparent glissait le long des pierres polies par l’érosion. Des oiseaux voletaient d’arbre en arbre partageant avec le monde, leur chant mélodieux.

Elle respira cet air frais et sourit. Des montagnes et des glaciers millénaires l’encerclaient et cela la remplissait de joie. Elle avait grandi dans les Alpes et se sentait chez elle en altitude ».

rmnp 8

Trail Ridge Road

rmnp 10

Flattop Mountain

rmnp 11

Flattop Mountain

rmnp 12

Trail Ridge Road

rmnp

« Golden-Mantled Ground Squirrel » (écureuil)

rmnp 15

rmnp2

rmnp3

rmnp6

North American Elk

« North American Elk » (élan).

Comme vous pouvez le constater, je suis une amoureuse de la nature et des randonnées (merci à ma famille qui m’a fait connaitre cet univers à un jeune age). Pas pour rien que j’étudie en « science de l’environnement » ;).

J’espère que cela vous a plu ! 🙂


2 Commentaires

Anxiété, dépression et autres démons

On a tous des jours où on se sent stressé. Il y a pleins de choses à accomplir et on ne sait plus où en donner de la tête parce que le temps semble filer à toute vitesse. On dort mal la nuit, car on ne fait que penser à ce qu’il reste à faire. On a la tete qui tourne à se rappeler de tout ça. On a les nerfs à fleur de peau. Des subites envie de se rouler en boule, de pleurer et d’attendre que les choses se fassent toutes seules.

C’est normal d’être stressé. C’est meme nécessaire. Si nous n’étions jamais stressés, nous n’accomplirions rien parce qu’il n’y aurais pas de motivation, pas d’urgence, pas d’importance. Nous resterions des journées entières à bronzer sur un transat. D’ailleurs, le stress est un avantage d’évolution. Malheureusement, il y a un revers de la médaille. Le stress peut devenir néfaste si il se manifeste trop souvent et surtout à des moments où il n’est pas requis. C’est là qu’il se met à faire des dégâts.


Il y a pas longtemps, j’ai commencé à aller voir un médecin et un psy pour stress excessif. Enfin, le terme plus exact c’est plutôt « anxiété ». Quand on est stressé on répond à un « danger » précis, quand on est anxieux tout et rien est source de stress et d’angoisse. C’est un peu ma vie depuis un an. Il n’y a pratiquement pas un jour où je me fais du sang pour beaucoup de choses.

J’ai toujours été inquiète, c’est dans ma nature je pense. Et puis je suis un peu perfectionniste sur les bords et je me mets pas mal de pression. Déjà au lycée, je stressais à mort pour mes devoirs, je devais avoir des « As » de partout. Je faisais tout à l’avance pour être sur d’avoir assez temps de tout faire. Je me créais des obligations. Je me sentais facilement submergée. Parfois, tellement que j’avais des crises de larmes.

à propos

Tout ça a éclaté ma première année d’université. Le premier semestre je me sentais très stressée et angoissée, mais je me suis dis que c’était normal parce que j’étais loin de mes parents et que tout était nouveau. Mais le second semestre alors que j’avais maintenant une bonne bande de copains et que j’avais plus ou moins pris mes marques. La sensation n’est pas partie, elle s’est même empirée.

J’avais du mal dans mes classes de maths et de physiques. Dès qu’il était question de faire mes devoirs je me mettais souvent dans un état pas possible. J’avais la tete qui tournait, mal à la poitrine et j’avais la nausée. Le plus je fixais du regard les equations et les problèmes inscrits sur ma fiche de travail, le plus je sentais l’angoisse monter et serrer ma gorge et j’avais du mal à respirer. Et je n’arrivais pas à comprendre ce que je lisais. Et plus je me forçais, moins j’arrivais à me concentrer. 10. 20. 30 minutes étaient passées et j’avais rien écrit, rien compris, rien trouvé. Alors je me mettais à paniquer. Et je courais aux toilettes pour pleurer et essayer de me calmer en m’aspergeant le visage d’eau froide. Ce genre de chose est devenue de plus en plus courant.

Et puis j’ai commencé à faire des insomnies. Déjà fréquemment, je prenais une à deux heures à m’endormir. Ensuite, souvent je me réveillais en plein milieu de la nuit et je n’arrivais pas me rendormir. Assise dans le noir, j’étais assaillie par pleins de pensées négatives amplifiées par la confusion de la nuit. Je revivais tous les évènements de la journée et je mettaient tous les moments négatifs sous la loupe: mes échecs, les choses embarrassantes que j’avais faites, ce que les gens avaient du penser sur moi (que je suis bizarre et stupide bien sur), les choses que je n’avais pas accomplies.

La petite voix tournait en rond dans ma tete. Je m’énumérais toutes les choses qu’il me restait à faire et je m’imaginais ne pas pouvoir les faire. J’aillais rater toutes mes partielles. Avoir une moyenne nulle. Ne pas réussir. Me faire renvoyer de l’université. Ne pas réussir à rentrer dans une autre université parce que ma moyenne était trop nulle. Finir sans emploi et sombrer dans une dépression. Toutes ces pensées entre trois et quatre heures du matin.

winter 2

Parfois, je me levais pour aller boire, me promener, écrire ou lire. D’autres fois j’étais incapable de faire quoi que ce soit et je restais roulée en boule à pleurer jusqu’à ce que je m’écroule de fatigue. Le lendemain j’étais un zombie ou alors une vraie boule de nerfs.

Je me suis mise à fréquemment arriver en retard en cours à cause du stress constant et aussi à en louper quelques uns parce que je me sentais juste pas capable de les affronter. J’avais besoin de rester allongée mon lit pour me calmer. C’est en partie à cause de ça que je n’ai pas validé ma classe de maths le second semestre.

De l’anxiété trop courante peut mener à l’épuisement et parfois cet épuisement se traduit par des périodes de dépression. Le corps et l’esprit ont épuisé toutes leurs resources pour combattre le stress . Parfois, je me réveillais vide. Pendant plusieurs jours, je me trainais.

J’avais l’impression que les couleurs étaient plus ternes et que j’avançais au ralenti; que la moindre tâche était épuisante. Je me surprenais à rire à quelque chose de drôle alors qu’au fond j’avais envie de m’allonger par terre et de  pleurer. J’avais du mal à éprouver des émotions autre que la tristesse et la colère ce qui me faisais sentir en décalage par rapport aux autres. Alors, je m’isolais et je me sentais très seule.

winter


Ces derniers temps, ça va un peu mieux parce que je me suis reposée et je suis allée voir un psy. Il me donne des outils pour prendre conscience des pensés qui me détruisent ainsi que des méthodes pour me calmer quand je sens l’anxiété monter. Ma mère est allée m’amener voir un médecin et après quelques tests, elle a vu que certaines de mes hormones étaient déséquilibrées. Elle a décidé de ne pas me donner d’anxiolytiques, d’anti-dépresseurs, ou d’hormones, mais plutôt de me donner des suppléments qui devraient aider mon corps à se rééquilibrer. Elle préfère pour l’instant ne pas me prescrire de médicaments trop forts parce que ceux-ci peuvent avoir des effets secondaires non désirés.

Si vraiment j’en ai besoin, j’imagine qu’elle me les prescrira. Elle a aussi dit que si dans quelques mois, je me sentais de nouveau très anxieuse et déprimée, elle me fera faire un test pour voir où en sont mes neurotransmetteurs (composés chimiques dans le cerveau qui servent à transmettent des messages de neurone à neurone).  Pour l’instant, il faut que je fasse attention à moi. Que je me couche tôt, que je mange équilibré, que je fasse de l’exercice régulièrement (j’adore le sport alors ça va 🙂 ) et que je prenne tout mes médicaments.

Je suis consciente du fait que certaines personnes sont dans des situations bien plus pires que la mienne. Elles ont à faire à des événements horribles, inimaginables pour moi. Où alors qu’il y a des gens qui souffrent de dépression ou d’anxiété beaucoup plus graves. Qui sont incapables de sortir de leur lit ou qui on fait des tentatives de suicide. Et croyais moi, je culpabilise à mort:  je me dis que je suis faible et lâche et que c’est égoïste de ma part de me sentir mal alors que ma situation et mieux que celle de beaucoup d’autres gens. Mais ça n’aide en rien de raisonner de cette façon, le mal est là alors il faut l’accepter et faire ce qu’on peut faire en son pouvoir pour le guérir. Et ce n’est pas pour autant que je ne prends pas en compte le mal des autres. Et si je peux faire quelque choses pour aider quelqu’un que je connais qui va aussi mal ou encore plus mal que moi, je le ferais.

Maintenant, à chaque fois que je me sentirai glisser de nouveau vers le gouffre, je continuerai à me chuchoter tout bas: « it’s ok, you’re gonna be all right » (« ça va aller , tout va bien se passer »). Et je ne cesserai pas de me fixer du regard à chaque fois que je croise mon image dans un miroir  et de me dire « you can do this, you just gotta breathe and take it one step at a time » (« tu peux le faire, tu dois juste respirer et le prendre étape par étape »). Parce que même si ça ne marche pas toujours, peut être qu’à force de me le répéter, je me mettrais à y croire.


Poster un commentaire

Premier Semestre

C’est bête, j’aurais du poster cet article il y a deux semaines quand mes vacances ont commencé: le second semestre débute aujourd’hui. Bref, il y a deux semaines, j’ai griffonné ce texte dans un carnet alors que mon avion pour la maison décollait:

Alicia and me

L’avion quitte le sol. Mon regard se languit sur le Saint-Laurent et sur les maisons montréalaises. Je ferme mes yeux et je revois les beaux moments de ce premier semestre. Ces visages souriants, riants aux bêtises qu’on a inventées ensemble. Ces escapades en centre ville. Les aller-retour le long de la ligne bleue du métro pour acheter des poissons. Le pique-nique dans le parc du Mont-Royal (pour mes dix-huit ans), une agréable journée d’été. Les diners préparés en groupe qui durent beaucoup trop longtemps parce qu’autour de ces bons repas on perd notion du temps, on réinvente le monde à notre façon. Ces soirées films à se marrer devant « Despicable Me », « Doctor Who » ou « Sherlock ». Cette bataille de boule de neige en robe courte (après une soirée). Nous sommes restés tellement longtemps dans la neige à se lancer de la poudreuse à la figure, à se pousser par terre et à courir d’un bout à l’autre du campus, que nos jambes sont devenues rouges.

Margot and me

Des moments inoubliables pleins de spontanéité et de bonheur, mais aussi des instants à se soutenir face aux difficultés. On se connait peut être depuis seulement quatre mois, mais c’est déjà comme si on avait passé plusieurs années ensemble. Merci mes amis pour ce beau semestre, il n’aurait pas été pareil sans vous !

IMG_0129