Migratory Life


Poster un commentaire

18 « Premières-Fois » à 18 ans

Dans un peu moins d’un mois (le 6 septembre), je vais avoir dix-neuf ans (plus qu’un an avant la vingtaine 😮 ). Evidemment, je pense à tout ce qui m’est arrivé cette année et je constate que ce fut un an de « premières fois » 🙂 !

18 ans

Parc du Mont-Royal avec des amis pour mes dix-huit ans (7 septembre 2014).

  1. Je suis partie de chez mes parents pour aller vivre à Montréal (enfin plus précisément à Saint-Anne-de-Bellevue).
  2. J’ai complété ma première année d’université.
  3. J’ai survécu à mon premier hiver au Québec.
  4. J’ai gouté à la poutine: frites au fromage fondu et à la sauce brune (miam !).
  5. J’ai dû prendre l’habitude de faire mes propres courses.
  6. J’ai ouvert un compte en banque.
  7. Il a fallu que je cuisine tous les jours pour me nourrir.
  8. J’ai appris à  gérer mes finances.
  9. J’ai pris mes premiers rendez-vous (de médecin, de kiné …) toute seule.
  10. J’ai appris à faire du patin à glace.
  11. Je suis allée dans un bar pour la première fois. Eh oui jusqu’à présent, je vivais aux Etats-Unis où c’est illégal de boire de l’alcool lorsqu’on a moins de 21 ans.
  12. J’ai « escaladé » le Mont-Royal pour la première fois un soir d’octobre avec mes cousins (en visite à Montréal).
  13. J’ai pas mal voyagé par moi-même (bus, métro, taxi, car, avion). Je me suis déplacée dans Montréal. Je suis allée en vacances chez mon oncle (ville de Québec). Et je suis rentrée chez moi à Noel et pour les vacances d’été.
  14. J’ai appris à dépecer un poulet (merci à une amie « cuisinière » 😉 ).
  15. J’ai lavé mes propres vêtements (dimanche = journée lessive(s) 😛 ).
  16. J’ai eu mon permis.
  17. Je me suis faite ma première vraie bande de potes.
  18. Je suis devenue Américaine.


2 Commentaires

Anxiété, dépression et autres démons

On a tous des jours où on se sent stressé. Il y a pleins de choses à accomplir et on ne sait plus où en donner de la tête parce que le temps semble filer à toute vitesse. On dort mal la nuit, car on ne fait que penser à ce qu’il reste à faire. On a la tete qui tourne à se rappeler de tout ça. On a les nerfs à fleur de peau. Des subites envie de se rouler en boule, de pleurer et d’attendre que les choses se fassent toutes seules.

C’est normal d’être stressé. C’est meme nécessaire. Si nous n’étions jamais stressés, nous n’accomplirions rien parce qu’il n’y aurais pas de motivation, pas d’urgence, pas d’importance. Nous resterions des journées entières à bronzer sur un transat. D’ailleurs, le stress est un avantage d’évolution. Malheureusement, il y a un revers de la médaille. Le stress peut devenir néfaste si il se manifeste trop souvent et surtout à des moments où il n’est pas requis. C’est là qu’il se met à faire des dégâts.


Il y a pas longtemps, j’ai commencé à aller voir un médecin et un psy pour stress excessif. Enfin, le terme plus exact c’est plutôt « anxiété ». Quand on est stressé on répond à un « danger » précis, quand on est anxieux tout et rien est source de stress et d’angoisse. C’est un peu ma vie depuis un an. Il n’y a pratiquement pas un jour où je me fais du sang pour beaucoup de choses.

J’ai toujours été inquiète, c’est dans ma nature je pense. Et puis je suis un peu perfectionniste sur les bords et je me mets pas mal de pression. Déjà au lycée, je stressais à mort pour mes devoirs, je devais avoir des « As » de partout. Je faisais tout à l’avance pour être sur d’avoir assez temps de tout faire. Je me créais des obligations. Je me sentais facilement submergée. Parfois, tellement que j’avais des crises de larmes.

à propos

Tout ça a éclaté ma première année d’université. Le premier semestre je me sentais très stressée et angoissée, mais je me suis dis que c’était normal parce que j’étais loin de mes parents et que tout était nouveau. Mais le second semestre alors que j’avais maintenant une bonne bande de copains et que j’avais plus ou moins pris mes marques. La sensation n’est pas partie, elle s’est même empirée.

J’avais du mal dans mes classes de maths et de physiques. Dès qu’il était question de faire mes devoirs je me mettais souvent dans un état pas possible. J’avais la tete qui tournait, mal à la poitrine et j’avais la nausée. Le plus je fixais du regard les equations et les problèmes inscrits sur ma fiche de travail, le plus je sentais l’angoisse monter et serrer ma gorge et j’avais du mal à respirer. Et je n’arrivais pas à comprendre ce que je lisais. Et plus je me forçais, moins j’arrivais à me concentrer. 10. 20. 30 minutes étaient passées et j’avais rien écrit, rien compris, rien trouvé. Alors je me mettais à paniquer. Et je courais aux toilettes pour pleurer et essayer de me calmer en m’aspergeant le visage d’eau froide. Ce genre de chose est devenue de plus en plus courant.

Et puis j’ai commencé à faire des insomnies. Déjà fréquemment, je prenais une à deux heures à m’endormir. Ensuite, souvent je me réveillais en plein milieu de la nuit et je n’arrivais pas me rendormir. Assise dans le noir, j’étais assaillie par pleins de pensées négatives amplifiées par la confusion de la nuit. Je revivais tous les évènements de la journée et je mettaient tous les moments négatifs sous la loupe: mes échecs, les choses embarrassantes que j’avais faites, ce que les gens avaient du penser sur moi (que je suis bizarre et stupide bien sur), les choses que je n’avais pas accomplies.

La petite voix tournait en rond dans ma tete. Je m’énumérais toutes les choses qu’il me restait à faire et je m’imaginais ne pas pouvoir les faire. J’aillais rater toutes mes partielles. Avoir une moyenne nulle. Ne pas réussir. Me faire renvoyer de l’université. Ne pas réussir à rentrer dans une autre université parce que ma moyenne était trop nulle. Finir sans emploi et sombrer dans une dépression. Toutes ces pensées entre trois et quatre heures du matin.

winter 2

Parfois, je me levais pour aller boire, me promener, écrire ou lire. D’autres fois j’étais incapable de faire quoi que ce soit et je restais roulée en boule à pleurer jusqu’à ce que je m’écroule de fatigue. Le lendemain j’étais un zombie ou alors une vraie boule de nerfs.

Je me suis mise à fréquemment arriver en retard en cours à cause du stress constant et aussi à en louper quelques uns parce que je me sentais juste pas capable de les affronter. J’avais besoin de rester allongée mon lit pour me calmer. C’est en partie à cause de ça que je n’ai pas validé ma classe de maths le second semestre.

De l’anxiété trop courante peut mener à l’épuisement et parfois cet épuisement se traduit par des périodes de dépression. Le corps et l’esprit ont épuisé toutes leurs resources pour combattre le stress . Parfois, je me réveillais vide. Pendant plusieurs jours, je me trainais.

J’avais l’impression que les couleurs étaient plus ternes et que j’avançais au ralenti; que la moindre tâche était épuisante. Je me surprenais à rire à quelque chose de drôle alors qu’au fond j’avais envie de m’allonger par terre et de  pleurer. J’avais du mal à éprouver des émotions autre que la tristesse et la colère ce qui me faisais sentir en décalage par rapport aux autres. Alors, je m’isolais et je me sentais très seule.

winter


Ces derniers temps, ça va un peu mieux parce que je me suis reposée et je suis allée voir un psy. Il me donne des outils pour prendre conscience des pensés qui me détruisent ainsi que des méthodes pour me calmer quand je sens l’anxiété monter. Ma mère est allée m’amener voir un médecin et après quelques tests, elle a vu que certaines de mes hormones étaient déséquilibrées. Elle a décidé de ne pas me donner d’anxiolytiques, d’anti-dépresseurs, ou d’hormones, mais plutôt de me donner des suppléments qui devraient aider mon corps à se rééquilibrer. Elle préfère pour l’instant ne pas me prescrire de médicaments trop forts parce que ceux-ci peuvent avoir des effets secondaires non désirés.

Si vraiment j’en ai besoin, j’imagine qu’elle me les prescrira. Elle a aussi dit que si dans quelques mois, je me sentais de nouveau très anxieuse et déprimée, elle me fera faire un test pour voir où en sont mes neurotransmetteurs (composés chimiques dans le cerveau qui servent à transmettent des messages de neurone à neurone).  Pour l’instant, il faut que je fasse attention à moi. Que je me couche tôt, que je mange équilibré, que je fasse de l’exercice régulièrement (j’adore le sport alors ça va 🙂 ) et que je prenne tout mes médicaments.

Je suis consciente du fait que certaines personnes sont dans des situations bien plus pires que la mienne. Elles ont à faire à des événements horribles, inimaginables pour moi. Où alors qu’il y a des gens qui souffrent de dépression ou d’anxiété beaucoup plus graves. Qui sont incapables de sortir de leur lit ou qui on fait des tentatives de suicide. Et croyais moi, je culpabilise à mort:  je me dis que je suis faible et lâche et que c’est égoïste de ma part de me sentir mal alors que ma situation et mieux que celle de beaucoup d’autres gens. Mais ça n’aide en rien de raisonner de cette façon, le mal est là alors il faut l’accepter et faire ce qu’on peut faire en son pouvoir pour le guérir. Et ce n’est pas pour autant que je ne prends pas en compte le mal des autres. Et si je peux faire quelque choses pour aider quelqu’un que je connais qui va aussi mal ou encore plus mal que moi, je le ferais.

Maintenant, à chaque fois que je me sentirai glisser de nouveau vers le gouffre, je continuerai à me chuchoter tout bas: « it’s ok, you’re gonna be all right » (« ça va aller , tout va bien se passer »). Et je ne cesserai pas de me fixer du regard à chaque fois que je croise mon image dans un miroir  et de me dire « you can do this, you just gotta breathe and take it one step at a time » (« tu peux le faire, tu dois juste respirer et le prendre étape par étape »). Parce que même si ça ne marche pas toujours, peut être qu’à force de me le répéter, je me mettrais à y croire.


Poster un commentaire

Retour Après une Grande Absence

Un poste écrit à la va-vite pour vous rassurer: nan je ne suis pas morte !


Dans un mois, je rentre à Montréal pour débuter ma seconde année à McGill. J’avoue que ces derniers mois, j’ai complètement délaissé ce blog. Il y a quelques temps, en le redécouvrant, j’ai décidé de recommencer à poster des articles.

Beaucoup de choses se sont passées mon second semestre à McGill. J’ai changé d’étage dans ma résidence étudiante pour être au meme niveau que ma bande de copains. Les premiers quatre mois, je m’étais sentie seule au premier étage alors qu’ils étaient tous au troisième. Ça a vraiment tout changé d’être seulement à quelques pas de leurs chambres. On a commencé à manger nos repas ensemble . Et puis on allait souvent toquer chez les uns et les autres lorsqu’on avait une envie de film ou de jeux de cartes (pas toujours pratique lorsqu’on a des devoirs à faire, mais super sympa 🙂 ). En changeant d’étage, j’ai aussi changé de chambre et de colocataire. Nous sommes vite devenue amies.Le soir, si nous n’avions pas beaucoup de boulot, nous parlions avant de s’endormir. Nous allions nous promener ensemble et nous nous sommes serrées les coudes pendant des moments difficiles. Ayant grandi avec deux petites soeurs et un petit frère, ça m’a beaucoup aidé d’être entourée de toutes ces personnes géniales lorsque j’étais loin de ma famille.

10952140_10206004341655721_4937960522848161102_n

J’ai changé de programme d’études. Je suis passée d’un majeur en « sciences de la vie » à un majeur en « environnement ». Cette année je n’ai pris que des cours généraux en maths, physiques, chimie (et une option en psychologie parce que j’aime ça) et je me suis rendue compte que bien que je sois scientifique, je suis aussi pas mal « littéraire » et « sociale ». Le majeur en environnement est plus interdisciplinaire. Il comporte des classes en écologie et biologie, mais aussi en économie, géographie, anthropologie… Cela me donne plus d’options et me correspond plus.

J’ai affronté mon premier hiver au Canada. On s’y habitue rapidement. Il suffit juste de bien se couvrir à chaque fois qu’on sort. Le plus dur c’est vraiment lorsque le soleil ne pointe pas le bout du nez pendant plusieurs semaines et qu’on reste cloitré à l’intérieur. Ça fout le cafard et rend tout pataud. Quand je suis allée chez mon oncle au milieu de l’hiver pour les vacances (ou la « semaine de relâche » comme ils disent au Québec), je me suis rendue compte que la clé pour survivre au froid est de faire la chose qui semble la moins intuitive, c’est à dire de passer le plus de temps dehors possible à bouger: ski, ski de fond, raquette, glissades, promenades… Ok il fait entre -20 et -30, mais lorsqu’on fait de l’exercise on se réchauffe et dehors, on profite de la neige et des beaux paysages gelés.2014-03-16 22.27.38

Après ce court mais fort agréable séjour dans la région de Québec, il restait un mois. Les examens sont vite arrivés et plongés dans nos révisions on a pas vu le temps passer. On en avait juste marre de l’hiver : des jours gris, du froid et de la neige (oui  j’adore l’hiver, mais c’est vrai que vers la fin on attend qu’une chose avec impatience: le printemps). Fin avril, j’ai passé ma dernière partielle et je suis rentrée chez moi quelques jours plus tard. Ça m’a fait tout bizarre de partir parce que sans m’en rendre compte « Laird Hall » (la résidence étudiante) était devenue une seconde maison et mes amis, une seconde famille. Il a fallu réapprendre à vivre chez mes parents. Et maintenant l’été tire à sa fin et le processus inverse va avoir lieu. Il va falloir de nouveau que je dise au revoir à ma famille et que je me réhabitue à vivre avec d’autres étudiants.Cette seconde année promet bien des choses: de nouveaux cours, de nouvelles aventures, et surement aussi de nouveaux amis. J’ai hate de partager tout ça avec vous aussi souvent que je le pourrais ! 

11255022_10206878596631549_1007094097869714405_n


Poster un commentaire

Premier Semestre

C’est bête, j’aurais du poster cet article il y a deux semaines quand mes vacances ont commencé: le second semestre débute aujourd’hui. Bref, il y a deux semaines, j’ai griffonné ce texte dans un carnet alors que mon avion pour la maison décollait:

Alicia and me

L’avion quitte le sol. Mon regard se languit sur le Saint-Laurent et sur les maisons montréalaises. Je ferme mes yeux et je revois les beaux moments de ce premier semestre. Ces visages souriants, riants aux bêtises qu’on a inventées ensemble. Ces escapades en centre ville. Les aller-retour le long de la ligne bleue du métro pour acheter des poissons. Le pique-nique dans le parc du Mont-Royal (pour mes dix-huit ans), une agréable journée d’été. Les diners préparés en groupe qui durent beaucoup trop longtemps parce qu’autour de ces bons repas on perd notion du temps, on réinvente le monde à notre façon. Ces soirées films à se marrer devant « Despicable Me », « Doctor Who » ou « Sherlock ». Cette bataille de boule de neige en robe courte (après une soirée). Nous sommes restés tellement longtemps dans la neige à se lancer de la poudreuse à la figure, à se pousser par terre et à courir d’un bout à l’autre du campus, que nos jambes sont devenues rouges.

Margot and me

Des moments inoubliables pleins de spontanéité et de bonheur, mais aussi des instants à se soutenir face aux difficultés. On se connait peut être depuis seulement quatre mois, mais c’est déjà comme si on avait passé plusieurs années ensemble. Merci mes amis pour ce beau semestre, il n’aurait pas été pareil sans vous !

IMG_0129

 


Poster un commentaire

And Winter Came

Un matin j’ai ouvert mes volets et j’ai vu des flocons tourbillonner dans le ciel embué. Un ballet endiablé qui a captivé mes yeux d’enfant. Cette poudre de fée est venue rendre de la couleur aux arbres dépourvus de leurs feuilles.

2014-03-16 22.19.22 2014-03-16 22.19.53 2014-03-16 22.27.38S’aventurer dehors malgré le froid pour découvrir avec émerveillement ce manteau blanc. Se laisser apaiser par le son de ses pas dans la neige. Galoper de tout côtés dans ce près blanc. Oublier tout le reste, le jour où l’hiver est arrivé.


3 Commentaires

Macdonald Campus of McGill University (Mac Campus)

J’aime Montréal. Ce mélange d’époques et de styles.  De gratte-ciels et de maisons victoriennes.De français et d’anglais. C’est un endroit parfait à explorer . Il fait bon de se perdre dans ses rues bouillonnantes de vie.

L'Ange du Parc Mont Royal.

L’Ange du Parc Mont Royal.

La semaine par contre, j’ai besoin d’un chez moi apaisant et c’est ce que me procure le campus Macdonald de McGill University  (« Mac campus »). Le matin, je déguste mes tartines au miel (provenant des ruches du campus) et je laisse mes yeux se promener sur le paysage qui s’étend dehors. Mon regard s’arrête sur le meme arbre. Il surplombe les autres comme un roi, et de jour en jour, il se transforme. Son branchage se teint d’aquarelles mordorées: de vermeille et d’ocre. J’aime étudier au calme entourée par la beauté de ce petit joyau caché de McGill.

Bel arbre

Haha en faite ce n’est pas l’arbre dont je parle dans mon texte. C’est un autre arbre que j’ai trouvé et beau, du coup je l’ai photographié.

Sans plus en dire, voici 5 raisons pour lesquelles j’aime autant ce campus:

  • La taille: Il est plus facile de rencontrer du monde, car il y a beaucoup moins de personnes (2,500 ici, 40,000 downtown). En cours, puisque les amphithéâtres ne dépassent pas les 100-150 personnes, il est plus facile de faire connaissance de son voisin surtout si on s’assoit à coté de cette personne régulièrement.
J'aime mon campus l'automne. A venir: de vraies photos d'automne (avec mon appareil photo, pas mon vieil iPHONE).

J’aime mon campus l’automne.

  • Il y a une ferme qui nourrit l’université: on trouve ses produits dans les cafétérias du campus du centre ville, le « Link Café », et le « Mac Market ». En parlant du « Mac Market »; tous les vendredi ce marché (situé sur le campus) vend un panier de fruits et de légumes pour seulement $20 et il contient de quoi nourrir un régiment (pastèques, melons, pommes, prunes, poires, aubergines,courges, tomates, poivrons, oignons, gousses d’ail, haricots, choux frisés, choux, carottes…) et avec ça on reçoit souvent des petits cadeaux gratuits (des bagels, du gateau, des brownies, des tomates cerises) et en plus les personnes qui travaillent là sont extrêmement aimables et agréables. Enfin, les élèves qui étudient l’agriculture ont souvent des cours sur la ferme.

    Mon frigo bourré à craquer la première fois que j'ai acheté mon panier de fruits et de légumes. Heureusement, je l'ai partagé avec deux amies !!!

    Mon frigo bourré à craquer la première fois que j’ai acheté mon panier de fruits et de légumes. Heureusement, je l’ai partagé avec deux amies !!!

  • La mentalité: La plupart des programmes d’études sont centrés autour de l’agriculture et de l’environnement alors tout ici est bio et local. Il y a des clubs de protection de l’environnement à toutes les sauces (« Beekeeping club », « Wildlife Association », « Committee for Environmental Responsability Education and Sustainability »). Enfin, dans chaque cuisine (Oui, ici les étudiants cuisinent leurs repas: il n’y pas de vraie cafétéria seulement le « Link Café », un café ouvert la journée en semaine.) il y a des bennes de recyclage et de compostage .
  • L’arboretum: C’est un grand espace de plusieurs hectares où poussent une variété d’arbres natifs (certains non, mais la plupart, oui) à la région. Il y a des kilomètres de sentier pour courir, marcher et faire du vélo (l’été) et faire du ski de fond et de la raquette (en hiver). Plusieurs projets de recherche prennent place dans ce lieu magnifique et les étudiants en environnement s’y rendent souvent pour leurs cours de terrain.  Juste à l’entrée du parc, se trouve l’Observatoire d’Oiseaux de McGill: un groupe de bénévoles et de professionnels  qui suivent les migrations des oiseaux de la région. J’ai un ami qui y passe souvent ses Dimanches matins (6h00-12h00) pour les aider à capturer des oiseaux dans des filets, les baguer et noter leurs caractéristiques (age, taille, poids) dans une base de données. Je l’ai rejoint Dimanche dernier. J’ai trouvé ça génial de passer toute ma matinée dans la foret à découvrir une myriade de nouvelles espèces de passereaux pendant que la plupart de mes camarades se remettaient d’une soirée bien arrosée.
  • Saint-Anne de Bellevue: est une jolie petite ville située au bout de l’ile de Montréal. Sa rue principale longe le Lac Saint Louis (je ferais surement un article dédié à Saint-Anne-de-Bellevue). On y trouve des belles maisons, des petites boutiques mignonnes, des cafés chaleureux et des bars sympathiques. Il y a une promenade le long du lac, j’aime m’y promener pour prendre des photos.

Voilà. J’espère que cette article vous a plu. A la prochaine ! 🙂 Je vous laisse avec des photos de Saint-Anne-de-Bellevue et de ses environs.

Belle épicerie Belle maison

Beau lac


2 Commentaires

Mac Frosh

Je suis arrivée au campus Macdonald de McGill le lundi 24 août pour le « move in day ». J’avais la peur au ventre, mais surtout je n’en pouvais plus d’attendre; j’avais hâte de découvrir ce que cette nouvelle vie avait à m’offrir.

Bien installée dans ma chambre :).

Bien installée dans ma chambre :).

J’ai échangé beaucoup de sourires. J’ai appris beaucoup de nouveaux prénoms. J’ai découvert beaucoup de nouveaux visages.

Dès le premier soir, nous étions une petite troupe (trois franco-américaines dont moi , deux français et une fille de Hong-Kong) dans une chambre à rigoler, jouer à un jeu de cartes et discuter de tout et de rien après un délicieux souper (dîner) offert par l’université (produits frais, locaux et bios).

Le lendemain au soir, Frosh a débuté. Tous les « froshies »  (les premières années qui participaient à Frosh) ont été divisés en groupe. Le thème cette année: « Once Upon a Frosh » (conte de fées) du coup chaque groupe avait le nom d’un conte de fées (Alice in Froshland, the three little piggies, the beauty and the Frosh…). Il y a eu une petite cérémonie d’ouverture et ensuite nous sommes tous allés rejoindre notre groupe. Ont suivi des jeux pour mieux connaître les membres de notre groupe et enfin, une compétition où chaque groupe devait créer la parodie d’une chanson en utilisant les mots « Laird Hall » (résidence étudiante), « Ceilidh » (bar du campus), shuttle (la navette entre le campus Mac et le campus principal), « moose » (l’élan, la mascotte du campus Mac), »selfie » et « parents » tout en respectant le thème de notre groupe (dans mon cas: the three little piggies, ou les “trois petit cochons” en français). Ensuite, nous devions la présenter à tout le monde. « C’était bin le fun ».

Mac Frosh selfie (le premier soir).

Mac Frosh selfie (le premier soir).

La semaine qui a suivi, a été tout aussi conviviale. La journée, nous avions des activités sportives: des jeux (chasse à l’homme, tir à la corde, “parcours (sportif) du combattant”), une course en canoë, un accrobranche. Le soir, nous avions des soirées et des fêtes.

Nous avons fait un « pub crawl », une soirée où nous allions de bars en bars dans la petite ville de Saint-Anne de Bellevue. Techniquement, je n’avais pas le droit d’y aller, car j’avais encore dix-sept ans, mais j’ai trouvé un moyen d’y entrer. Après tout, j’étais à une semaine de mes dix-huit ans ! Un autre soir, il y avait un “house crawl” où nous allions de maisons en maisons (où avaient lieu des fêtes). Pareil, je me suis faufilée dans la foule.

Le samedi, nous sommes allés au “Beach Club”, un club au bord d’un lac (artificiel) où il y a des bars et une terrasse pour danser. Je me suis bien amusée et défoulée sur le “dance floor”. Pour bien finir la journée, je suis allée faire du pédalo avec des amies.

Laird Hall (la résidence étudiante, ma nouvelle maison).

Laird Hall (la résidence étudiante, ma nouvelle maison).

Je pense que j’ai le plus aimé la journée du vendredi. Les “frosh leaders” (Ceux qui étaient à la tête des groupes de Frosh) avaient installé une bâche en pente sur un des terrain de sport. Celle-ci était recouverte d’eau et de savon. Tout le monde était en maillot de bain et s’élançait pour se jeter dessus et glisser. J’ai eu l’impression d’être de nouveau un enfant. Après, épuisés, certains d’entre nous se sont assis ou allongés dans l’herbe et avons discuté paisiblement. Je me sentais bien sous les rayons du soleil assise sur ce gazon moelleux avec mes nouveaux amis. Quelques heures plus tard, une amie et moi avons commencé une grande partie de “capture the flag” (chaque équipe garde un “drapeau” et doit aller chercher le drapeau de l’équipe adverse sans se faire “capturer”).  Je suis heureuse d’avoir participé à cette semaine d’intégration; je me suis fait des amis et j’ai tout de suite eu l’impression d’être accueillie dans une grande famille.

Raymond Building et ses serres (un bâtiment du campus Mac).

Raymond Building et ses serres (un bâtiment du campus Mac).