Migratory Life


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10 petits plaisirs de la vie

Hello tout le monde ! 🙂 En ce moment, je n’ai pas beaucoup de temps pour écrire (le boulot commence à s’accumuler et se faire sentir). Du coup, j’ai écrit ce petit article sur 10 petits plaisirs du quotidien, histoire de positiver et de ne pas oublier qu’il n’y pas que les cours dans la vie 😉 !

Blog

  1. Courir tôt le matin (en forêt) lorsque la rosée est toujours fraîche.
  2. Courir la nuit. On a l’impression de voler dans la pénombre.
  3. Se balader dans les rayons d’une librairie ou d’une bibliothèque et tomber par hasard sur un roman qui nous happe dans son monde.
  4. Prendre un petit déjeuner (tartines de baguette beurre/miel et thé noir) entre copines un matin où les cours commencent tard.
  5. S’emmitoufler dans une couverture toute douce une nuit pluvieuse d’automne (une tisane à la main) et regarder un ou plusieurs épisodes d’une série drôle (Friends).
  6. Participer à un évènement auquel beaucoup d’autres personnes sont présentes autour d’une même passion (un marathon). Se nourrir de l’ambiance festive et de l’énergie positive.
  7. Recevoir un message de quelqu’un qu’on aime.
  8. Manger une glace « fait maison » bien crémeuse.
  9. Se coucher tôt et se lever tard (une bonne grosse nuit de sommeil profond et reposant).
  10. Mettre sur papier tous les évènements mémorables de la journée avant d’aller se coucher.


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Incertitudes

Il y a une semaine, je rentre d’un diner avec un ami. Je reçois un texto d’une de mes meilleures amies. Ça ne va pas fort. Elle se sent perdue dans sa vie et à cette heure tardive, cela la taraude. Je lui ai proposé de passer chez elle pour lui faire un « hug » et lui parler, mais il était presque une heure du matin et elle n’a pas voulu que je fasse le détour aussi tard. Alors, je lui ai parlé via messages Facebook. Et ça m’a fait beaucoup réfléchir parce que la vérité, c’est que moi aussi, je suis pas mal pommée dans ma vie.

« Not all those who wander are lost » (J.R.R Tolkien).

Au lycée, on nous apprend à étudier, à mémoriser, à prendre des examens et à rentrer à l’université, mais on ne nous apprend pas à grandir. Personne nous dit que c’est aussi dur de quitter l’adolescence et de devenir un adulte. La société  suppose qu’on va pouvoir tout faire d’un coup: choisir ses études (et par conséquence son futur professionnel), gérer un budget, prendre des décisions importantes. Mais ce n’est même pas seulement d’un point de vue pratique qu’on s’attend à ce qu’on sache quoi faire, c’est aussi d’un point de vue personnel. Qui suis-je ? Où vais-je ? Quels sont mes besoins, quels sont mes désirs ? Comment me faire des amis lorsque j’ai du mal à former des liens profonds avec des gens; à briser la glace, passer au delà de la surface (les gens, moi y compris, ont tendance à attendre leur tour pour parler, non pas pour écouter, mais pour prendre la parole à leur tour)  ? A quoi sert la vie (non vraiment) ? Pourquoi suis-je aussi indécise, aussi peu confiante à l’intérieur (parfois j’avance, mais souvent je régresse) ?

Une minute j’affiche un air sur de moi; j’écris un article sur mes études en donnant l’impression que j’ai pris ma décision, mais au fond de moi, j’ai vraiment beaucoup de doutes. Parfois, j’ai l’impression qu’il existe plusieurs personnes en moi. Que j’ai une pensée/un opinion/une émotion et son contraire à la fois. Je pense aimer ce garçon là et la seconde d’après, non plus vraiment en faite. Je pense que je suis intelligente et que je vais accomplir beaucoup de choses dans la vie et le lendemain, je soupire à ma propre stupidité et mon manque de motivation. Bref, c’est un peu le bazar là haut dans ma tête.

Je ne sais pas, peut être que je réfléchis juste beaucoup trop, qu’il faut que j’essaye de vivre dans le moment présent et que j’arrête de me faire des noeuds au cerveau. Mais en même temps, je n’ai pas vraiment envie de censurer toutes ces pensées parce que je trouve que l’on ne parle pas assez des choses importantes et ça m’énerve.

C’est surement une étape à passer. Avec le temps, ça va s’estomper (bien que je passerai surement le reste de ma vie à  à me poser des questions). J’ai fait quelques progrès ces derniers temps (je suis bien entourée et l’été m’a donné le temps de réfléchir), mais il y a encore beaucoup de chemin à faire.

The woods

« The woods are lovely, dark and deep, but I have promises to keep, and miles to go before I sleep, and miles to go before I sleep » (Robert Frost).

Voilà, je vous laisse avec cet article qui ne répond pas à toutes ces questions (ce qui reflète avec précision mon état d’esprit).


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Et si on parlait études ?

Hello 🙂 !

2015-03-19 16.42.49

Aujourd’hui j’aimerais vous parler des mes études. Mon année vient de commencer et je découvre avec plaisir mes nouveaux cours. L’année dernière, j’avais des matières plutôt générales, mais cette année j’attaque vraiment mon majeur en Science de l’Environnement. A l’origine, quand j’ai déposé mon dossier pour McGill, j’ai appliqué en Sciences de la Vie. En réfléchissant bien ma première année, je me suis rendue compte que j’aimais bien les sciences (ce que je savais auparavant), mais que j’appréciais aussi vraiment bien les sciences sociales.  C’est cette première pensée qui m’a doucement réorientée vers le majeur en « Environment » (le « problème » de l’environnement est trop complexe pour être seulement remédié d’une approche scientifique).

Petite j’aimais beaucoup la nature: normal j’ai grandi dans les Alpes à faire des randonnées. Je prenais plaisir à apprendre des choses sur les plantes, les animaux, la montagne… Cette curiosité vis à vis du monde naturel est restée avec moi pendant mon adolescence et maintenant dans ma vie de jeune adulte. Elle a grandi au fil des années et des voyages dans les nombreux parcs nationaux des Etats-Unis. Il était donc normal que je me tourne vers des études qui reflètent cette passion.

Alors, en quoi consiste ce fameux majeur en environnement ?

Mon emploi du temps.

Mon emploi du temps.

  1. Tout le monde dans ce majeur doit prendre une série de cinq « core courses ». Ce semestre-ci, j’en prends trois des cinq. The Global Environment: Un cours sur le changement climatique. Il est enseigné par trois professeurs: un écologue, un géologue et météorologue. Comme vous pouvez le constater, on va aborder le sujet du changement climatique de plusieurs perspectives.Et c’est ça l’importance de ce cours en faite, de se rendre compte que multiples facteurs interagissent ensemble pour créer ce phénomène que l’on appelle changement climatique: les cycles naturels de la terre, mais aussi les activités humaines. Society, Environment and Sustainability: Je n’ai pas encore eu ce cours, mais de ce que j’ai compris alors que dans la classe de Global Environment on va beaucoup parler biologie, physique et chimie, dans ce cours là on va se centrer sur les impacts que les hommes ont sur la planète et les solutions qui peuvent être utilisées pour y remédier.  Knowledge Ethics and Environment: Cette classe a un élément de philosophie. On va parler des différentes perspectives sur l’environnement: comment ce problème est abordé en fonction de différents pays et cultures. Ce que je trouve vraiment cool dans ces trois cours c’est qu’on va prendre ce qu’on apprend et le mettre en contexte. En Global Environment , on va avoir un devoir où il va falloir calculer notre empreinte écologique. Dans cette classe là et en Society, Env and Sustainability, on va suivre la conférence climatique des Nations Unies et les élections canadiennes (qui vont aussi surement jouer un role dans des décisions futures sur le climat).
  2. Il faut choisir un domaine (une spécialisation). Il est possible de changer de domaine si l’on se rend compte que l’on ne fait pas le bon, mais le plus on fait cela tard dans sa scolarité, le plus il devient difficile de finir ses études à temps. J’ai choisi le domaine en Biodiversity and Conservation parce qu’il correspond bien à mon amour pour le monde naturel. Chaque domaine contient des cours obligatoires. Par exemple, ce semestre je prends un cours de chimie organique. C’est un « prerequisite » (un cours que je dois prendre avant de pouvoir en prendre d’autres) pour beaucoup de cours obligatoires de mon domaine. Chaque domaine a aussi des « complementary courses » (on a liste de cours qu’on peut prendre et il faut en choisir un certain nombre de cette liste). Ce semestre, je prends un cours (sur le campus de ville) qui s’appelle Geography of the World Economy. C’est une « prerequisite » pour Geography of Underdevelopment (un « complementary courses »).
  3. Puisque il reste souvent des crédits à compléter (pour recevoir mon diplôme il va me falloir 120 crédits sachant q’un cours fait souvent entre 3 et 4 crédits), il faut prendre des cours qui ne sont pas directement dans son majeur. Ceux-ci s’appellent des « electives » (options). Si on a l’occasion, l’on peut regrouper ces « electives » et déclarer une mineure (matière secondaire). J’aime beaucoup la psychologie (j’ai pris un cours de psycho d’une durée de deux ans au lycée et un cours de psycho l’année dernière à l’université). Même si cela n’a pas beaucoup avoir avec mon majeur, je pense que cela peut être utile dans la vie de tous les jours. En sortant d’un cours de psycho, j’ai toujours l’impression de comprendre plus de choses sur le fonctionnement de « l’esprit humain » (les pensées, les émotions, le cerveau et ses fonctions, la santé mentale). Le seul problème, c’est que les cours de psycho sont très demandés à McGill (c’est l’un des majeurs les plus populaires) et sont en priorité pour les élèves en Psychologie. Alors, je vais regarder si il y a peut être pas un autre mineure qui pourrait m’intéresser.

Voilà, j’espère que je ne vous ai pas trop désorientés et que cet article vous a plu. A la prochaine ;).


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Retour à McGill

Move in

https://instagram.com/p/7ByoOcmo-F/ Moi en train d’aider un pote à emménager dans son appart (avec l’aide d’une amie et de son copain). Cette photo a été prise par un élève de McGill et mise sur Instagram. McGill l’a ensuite partagée :).

Hello tout le monde :). Cela fait maintenant dix jours que je suis de retour à McGill ( plus spécifiquement, sur le « Mac Campus« ). Je retrouve avec aisance mon indépendance. J’adore ma famille, mais c’est vrai que ça m’a beaucoup manqué de pouvoir planifier mes journées, de me déplacer où bon me semble, de faire mes courses, de voir mes potes tous les jours… Demain, les cours commencent. J’ai un peu du mal à y croire parce que ces derniers jours, j’ai pas mal profité de la vie (virées à Montréal, films,soirées). Malgré tout, j’ai quand même vachement hâte de retourner « à l’école » parce que je commence enfin mon programme en Environment (l’année dernière je n’avais que des cours généraux en maths, physiques et chimie).

Je me suis aussi inscrite au comité de ma résidence étudiante (pour aider à organiser des évènements fun pour les autres résidents) ainsi qu’à un cours de « bar tending » (pour apprendre à servir de l’alcool et éventuellement trouver un petit boulot en tant que « barmaid »). Aussi, une amie et moi reprenons la responsabilité du club de travaux manuels. Originellement, mon amie m’a demandée si ça me dirait de créer un club de tricot (elle adore tricoter) avec elle. Je ne sais pas tricoter, mais elle va m’apprendre et dans le passé, j’ai été en charge de clubs (au lycée) donc je m’y connais un peu avec tout ce qui touche à l’organisation. Nous sommes allées voir la personne en charge du bureau des étudiants pour lui dire que nous voulions créer un club de tricot. Elle a tout de suite adoré l’idée parce qu’elle aussi adore le tricot, mais elle nous a suggéré de prendre en charge le club de travaux manuels (il a été « abandonné ») et d’y ajouter comme activité principal le tricot. Du coup, j’ai beaucoup de choses qui m’attendent ce semestre. J’ai vraiment hâte d’apprendre plein de choses intéressantes et de me faire de nouveaux amis :).


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Tiraillée entre deux cultures

Comme vous le savez, je suis née en France, mais j’ai passé mon adolescence aux Etats-Unis. Récemment, je suis devenue américaine. J’ai gardé ma nationalité française, même si techniquement je devrais y avoir renoncé. Au fond de moi, je me sens à la fois française et américaine. Parfois, cela peut me jouer des tours : ces deux identités rentrent en conflit, c’est comme si j’avais deux personnes en moi qui ne sont pas toujours d’accord entre elles. Voici cinq choses auxquelles touts personne multiculturelle doit faire face de temps à autre.

L'immensité des paysages des USA.

L’immensité des paysages des USA.

  1. Lorsqu’on mélange ses deux langues. Je parle couramment anglais et français. Parfois, il m’arrive d’oublier un mot lorsque je suis en train d’avoir une conversation dans une langue ou l’autre. Si je suis dans une situation qui me le permet (avec d’autre personnes bilingues par exemple), je dis ce mot dans l’autre langue. Si ce n’est pas le cas, disons que j’ai l’air un peu stupide. D’autre fois, je fais des anglicismes : « maman arrête d’assumer (de supposer) que… ». Et le pire du pire (selon mes parents), c’est quand je parle avec mes amis de McGill (qui sont tous bilingues) : on passe d’une langue à l’autre plusieurs fois dans la même conversation.
  2. L’accent. Certains américains trouvent que j’ai un tout petit accent français lorsque je parle anglais. De leur côté, certains français disent que je prends petit à petit un accent américain lorsque je parle français. Du coup, je ne sais plus trop quoi penser. Ma théorie est que j’ai un accent (ou une intonation) propre à moi-même ; résultat de mon utilisation des deux langues.
  3. Ne jamais se sentir à 100% chez soi. Lorsque je suis aux Etats-Unis, la France me manque et lorsque je retourne en France un été sur deux, vers la fin de mon séjour, les Etats-Unis commencent à me manquer. Je ne me sens jamais tout à fait à ma place dans un pays où l’autre. Il a toujours quelque chose qui me donne l’impression d’être une étrangère. En France, ma famille surnomment mes sœurs et moi « les américaines » (ce qui est maintenant juste vu qu’on a reçu la nationalité en juillet). Au Etats-Unis, les gens ouvrent grand les yeux lorsque je leur dis que j’ai grandi en France et que je parle français à la maison. Pendant longtemps, j’ai bataillé avec cette impression de ne pas avoir de « chez moi ». Avec le temps, je me rends compte que je n’ai pas besoin d’appartenir entièrement à un seul endroit et que finalement j’ai plusieurs « chez-moi ».
  4. Cette idée d’appartenir à un ou plusieurs endroits est fortement liée à l’identité. Je suis ni juste « française », ni uniquement « américaine ». Je suis franco-américaine. J’ai l’optimisme et l’enthousiasme (parfois excessif et trop idéaliste) des américains. Je m’habille « à l’américaine » : décontractée (t-shirts, shorts et converses). En surface, je me comporte « comme une américaine » : je parle fort, j’utilise beaucoup de « awesome », « oh my god », « what the heck » et je m’excite facilement. Mais au fond de moi, je garde quand même des caractéristiques propres aux français : je sais poser un regard plus critique et réaliste lorsqu’il le faut, je suis un peu moins exubérante que mes ami(e)s américain(e)s et je mets un peu plus de distance entre moi et les autres. Les américains sont du genre à sauter au cou d’une personne pour leur donner un « hug » dès la première rencontre, ce qui peut paraître étrange pour un français, mais normal pour eux. Je suis un peu entre les deux : avenante (« outgoing » comme ils disent ici), mais j’aime garder ma bulle personnelle.
  5. Ne pas savoir quoi répondre à la question « quel pays préfères-tu ? ». Les deux ont une place égale dans mon cœur, mais je les aime de manière différente. La France est le pays de mon enfance. C’est là où vivent mes grands-parents et la plupart des mes oncles, tantes et cousins (quelques uns vivent au Québec et j’ai une tante en Suisse). Mes souvenirs de petite fille appartiennent à la France. C’est souvent avec nostalgie que je pense à la France, parce que c’est là où sont mes racines. Les Etats-Unis est le pays de mon adolescence. C’est là où j’ai forgé une grande partie de qui je suis aujourd’hui. J’ai aussi fait l’expérience de plus de difficultés aux Etats-Unis : deux grands déménagements, la distance, plusieurs changements d’école, et tous les émois qui viennent avec l’adolescence. Mes années de lycée ont eu lieu au Etats-Unis. Aujourd’hui ma vie est plus aux Etats-Unis qu’en France, mais qui sait, un jour peut être, je retournerai vivre là bah.
Les Alpes, montagnes de mon enfance.

Les Alpes, montagnes de mon enfance.

Lorsqu’on appartient à deux cultures, l’on doit constamment jongler entre deux pays, deux langues, deux identités. En chemin, il est facile de perdre de vue qui l’on est surtout si on essaye d’insister plus sur une partie de soi que sur l’autre. Je pense qu’il faut juste accepter ces deux morceaux de soi-même, de se dire que l’on n’est pas complet sans l’un ou l’autre et aussi de se rendre compte que l’on est plus que ses nationalités.


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Nomination aux Liebster Awards

Hello :). Je vous écrit aujourd’hui parce que j’ai été nominée pour un « Liebster Award » par le blog Débute ton Aventure. Cela me fait tellement plaisir que quelqu’un apprécie autant mon blog :).  Merci :).

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Qu’est-ce qu’un « Liebster Award » ? C’est une nomination que l’on donne à des blogs qui sont nouveaux et qui ont moins de 200 abonnés . Cela permet de faire découvrir ce blog à plus de gens et de d’apprendre à connaitre la belle personne qui se cache derrière son clavier :).

Que doit-on faire lorsqu’on a été nominé(e) ?

  1. Partager 11 fait divers personnels.
  2. Répondre aux 11 questions de la personne qui a fait la nomination (pour moi:  Débute ton Aventure).
  3. Nominer 11 blogueurs récents qui ont moins de 200 abonnés.
  4. Poser 11 questions à ces 11 blogueurs.

Butterfly

11 choses à savoir sur moi:

  1. J’adore le thé. Le thé noir, le thé vert, les tisanes…
  2. Je suis allée deux fois en Australie.Lorsque  j’habitais à Taiwan, l’Australie n’était pas trop loin, alors mes parents en ont profité pour y amener mes soeurs et moi.
  3. Je suis déjà monté sur un éléphant (Thaïlande).
  4. J’adore courir. Je cours presque tous les jours de la semaine. Cela me fait beaucoup de bien (c’est thérapeutique).
  5. J’ai un sommeil ultra léger. Le moindre bruit peut me réveiller.
  6. Je suis très proche de mes soeurs (16 et 13 ans) et de mon petit frère (8 ans).
  7. Je m’entends plutôt bien avec mes parents.
  8. Je n’ai encore jamais eu de copain. Cela ne me gène pas. Je suis plutôt indépendante d’esprit.
  9. Je suis une énorme fan de Harry Potter.
  10. J’adore la psychologie, surtout tout ce qui touche à la santé mentale et à la psychiatrie.
  11. J’adore la nature. Mes grand-parents ont un chalet dans les Hautes Alpes et j’y vais depuis que je suis un nouveau-né. J’ai passé des étés là bah à jouer dans la forêt et faire des randonnées.

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Les 11 questions posées par Débute ton aventure.

  1. Quelle est la raison qui t’a fait ouvrir ton blog ? J’ai ouvert ce blog l’année dernière avant de partir à Montréal pour ma première année à McGill. Je pensais que ce serait un bon moyen de raconter mes aventures au Québec et de partager mes états d’âme.
  2. Si tu pouvais avoir un super pouvoir, lequel ce serait ? De voler. J’aimerais pouvoir redécouvrir des endroits familiers vu du ciel. En plus, la sensation doit être grisante.
  3. Ton livre favori ? Tous les Harry Potter. J’ai commencé à les lire lorsque j’avais seulement sept ans.
  4. As-tu une muse ? Ma mère. Elle aussi à un blog FromSide2Side. Elle travaille avec passion sur ce qui l’intéresse et elle est toujours là pour moi.
  5. Donne trois mots qui décrivent le plus précisément ta personnalité ? Tête en l’air. Diplomate (selon ma soeur). Curieuse.
  6. Si tu devais te réincarner en animal, tu choisirai lequel ? Pourquoi ? Un dragon (Ça existe, je vous le jure ! 😛 ). Parce que j’aimerais voler.
  7. Dans dix ans tu aimerais pouvoir dire que… ? J’aimerais pouvoir dire que j’ai de tout plein de très bons amis et que j’ai une vie qui me passionne.
  8. Ton rêve le plus fou ? J’aimerais écrire un roman.
  9. Ta plus grande qualité ? Ton plus gros défaut ? Plus grande qualité: On me dit souvent que je suis à l’écoute des autres. Plus grand défaut: Je dépends parfois trop des autres, soit parce que j’ai trop peur de faire les choses par moi-même ou alors parce qu’il m’arrive d’être flemmarde et que les autres finissent par faire certaines tâches à ma place.
  10. Envie d’ajouter quelque chose ? Oui, j’aime beaucoup le principe de cette nomination :). C’est sympa et je me suis bien amusée à le faire.
  11. Une idée, une critique, un commentaire à faire sur mon blog ? Débute ton aventure, j’aime beaucoup ton blog. Je trouve ton écriture fluide et directe à la fois. Je suis curieuse d’en apprendre plus sur ta nouvelle vie au Canada.

Je nomine:

  1. Dans un monde de grands.
  2. Safianechka.
  3. Voyage en cuisine.
  4. Mots à maux.
  5. Céline Hors du temps.
  6. Miss Tamara.
  7. EeleeSible.
  8. Danae au pays des merveilles.
  9. Audrey Moo.
  10. La Pipelette.
  11. Il est 20 à Los Angeles.

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Mes questions:

  1. Quel est le pays que vous rêvez découvrir un jour ?
  2. Si vous devriez être un personnage fictif (livre, film…) qui seriez-vous ?
  3. Quelle est votre saveur de glace préférée ?
  4. La mer ou la montagne ? Pourquoi ?
  5. Votre citation favorite ?
  6. Votre dessin-animé préféré ?
  7. A quoi ressemble votre « journée idéale » ?
  8. Si vous pouviez remonter dans le temps, à quelle époque retourneriez-vous ?
  9. De quoi êtes-vous fière ?
  10. Quel est votre livre favori ?
  11. Chien ou chat ?


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Ma Vie de Nomade

Hello :). Je me rendue compte récemment, que je ne vous ai jamais raconté mon « parcours » jusqu’aux Etats-Unis. Alors, aujourd’hui j’ai décidé de vous le raconter:

Je suis née à Grenoble le 6 septembre 1996. Trois ans plus tard, je déménageais à Taiwan, un pays (une ile en faite) à l’est de la Chine. Mes parents m’ont d’abord inscrite au lycée français de Taipei (la capitale), puis ils ont décidé que ce serait bien que j’apprenne l’anglais et ils m’ont mise dans une école anglaise.

Moi, dans mon uniforme.

Moi dans mon uniforme.TBS: Taipei British School.

J’étais une toute petite fille, mais je me rappelle des tremblements de terre, de la saison des typhons (ouragans), de mes gentilles enseignantes anglaises (ou écossaises), de notre lotissement, de l’odeur d’oeuf pourri lorsque qu’on prenait la route pour monter à ma maison (zone volcanique), de l’énorme araignée dégoulinante de venin retrouvée morte et accrochée sur les rideaux de la salle à manger, du serpent dans la piscine (qui n’était en faite qu’un overt: un lézard sans pattes, ouf), des temples, du plateau des buffles (une balade dans la montagne où on apercevait parfois des buffles qui broutaient), de mon ami Harry (oui, oui mon meilleur copain était « british » et s’appelait Harry, par contre il était blond et ne portait pas de lunettes ni de cicatrice en forme d’éclair 😛 ), bref c’est lointain, mais j’en ai tout pleins de souvenirs.

Trois ans et demi plus tard, nous sommes rentrés en catastrophe à cause du virus du SARS (s’attaque violemment au système respiratoire). Normalement, nous aurions dû rester un mois de plus, mais l’épidémie était devenu un danger, pour que nous puissions y rester. A l’école et dans tous les autres lieux publics, nous devions porter des masques et notre mère faisait tout pour que mes soeurs et moi ne soyons pas malades, car il était dangereux d’aller à l’hôpital (là où beaucoup de victimes du virus étaient soignées).

De retour en France, j’ai passé un examen pour rentrer dans la Houille Blanche (élémentaire internationale située à Grenoble) en section anglaise. J’ai réussi et pendant toute ma scolarité de primaire j’y suis restée. Mes parents ne voulaient pas que je perde mon anglais, ce qui a marché puisqu’en suite j’ai été acceptée à la Cité Scolaire Internationale de Grenoble pour ma sixième.

Ma petite maison adorée à Saint Nazaire les Eymes (France). Petit village à quelques kilomètres de Grenoble.

Ma petite maison adorée à Saint Nazaire les Eymes (France). Petit village à quelques kilomètres de Grenoble.

La Dent de Crolles. Mes belles montagnes me manquent souvent.

La Dent de Crolles. Mes belles montagnes me manquent souvent.

C’est au beau milieu de mon année de cinquième (novembre 2008), que nous sommes partis nous installer à Cupertino en Californie .Même si nous étions très heureux de repartir à l’aventure, ce fut très dur de laisser toute notre famille, notre vie, notre univers…derrière nous. Nous ne connaissions personne à notre arrivée. Je me souviens avoir beaucoup pleuré quand l’avion a décollé de l’aéroport de Lyon. Ce jour là nous avons atterri sous des trombes d’eau à San Francisco. La météo reflétait vraiment notre état d’esprit: alourdis par le mal du pays et le chagrin, perdus, et fracassés par le décalage horaire.

Cette année là, j’ai beaucoup souffert parce que j’aillais à une école privée où tout le monde se connaissait depuis la maternelle. Mes camarades ne faisaient aucun effort pour m’intégrer, et en plus de nature timide et introvertie, j’avais du mal à m’ouvrir à eux. J’ai quand même fini par me faire trois bonnes copines, mais cela ne m’empêchait pas de me sentir très seule. La France me manquait énormément et je ne me sentais pas du tout inclue.

J’ai prié mes parents de me changer d’établissement. Ils voyaient bien que j’étais malheureuse dans l’école où j’étais alors ils ont mis ma cadette et moi dans une école publique américaine. Avant d’aller à Lawson Middle School (le college où j’ai fini par aller), j’avais encore un accent français lorsque je parlais anglais, c’est à partir de moment là que celui-ci a commencé à s’estomper (normal, je parlais anglais toute la journée).

Première maison aux Etats Unis. Cupertino, Californie.

Première maison aux Etats Unis. Cupertino, Californie. On voit la mustang noire de mon père (son rève de petit garçon :P).

Le Golden Gate Bridge.

Le Golden Gate Bridge. Je suis au centre au dessus de la poussette. Eh oui je suis l’ainée d’une fratrie de quatre :P.

Yosemite <3 :).

Le majestueux parc national du Yosemite.

Juste quand je commençais à me sentir chez moi à Cupertino (j’étais maintenant au lycée, Monte Vista High School), mon père a quitté la boite qui l’avait envoyé en Californie et s’est trouvé un nouveau travail à Kansas City au Kansas (un état dans le centre des Etats Unis). Nous avons donc déménage là bas.Ce fut un choc culturel. La Californie est un état côtier, très ouvert au monde (et donc libéral), très divers (en terme  de paysages- océan, montagnes, désert, plaines..-et de population). Le Kansas est situé dans la région du Midwest connue pour ses plaines, ses tornades et une atmosphère conservatrice et religieuse.

Maison au Kansas.

Maison au Kansas.

Autre vue de ma maison au Kansas.

Autre vue de ma maison au Kansas.

Mon jardin au Kansas (enfin il s'étend dans un champ).

Mon jardin au Kansas (enfin il s’étend dans un champ).

Je me rappelle être rentrée dans la voiture de ma mère après mon premier jour à mon nouveau lycée, m’être exclamée: « c’était la pire journée de ma vie, personne ne m’a parlé aujourd’hui » et avoir éclaté en sanglots. J’ai fini par me faire des amis en rejoignant l’équipe de cross-country (course à pied) et en m’ouvrant petit à petit à mes. Le processus a pris du temps au début, puis il a fini par s’améliorer avec le temps et à la fin de ma « senior year » (terminale) c’est avec fierté et la tete pleins de bons souvenirs que j’ai gradué.

Course de cross-country. Je suis à l'extreme droite.

Course de cross-country. Je suis à l’extreme droite.

Le jour de ma graduation.

Le jour de ma graduation.

Il y a sept-ans, lorsque ma famille et moi sommes arrivés en Californie ( novembre 2008: j’avais douze ans);  ce pays nous était complètement inconnu, mais au fil des années en nous immergeant petit à petit dans ce nouveau quotidien, les Etats Unis ont fini par devenir familier, une deuxième maison de l’autre coté de l’Atlantique et le 10 juillet 2015, nous sommes tous devenus Américains.